Lorsque Teddy Rist apprend que l’on a piraté sa carte pour faire une donation à l’hôpital militaire de San Diego, il ne cherche pas à faire opposition, il souhaite rencontrer le pirate philanthrope.
Pour ce sixième épisode, on ne voyage pas. Fatigué des excursions exotiques aux confins du monde ? Ouverture sur un mini-Rist, avec en fond sonore, le vrai qui raconte sa passion pour Dostoïevski et Le Double. Caution intellectuelle gratuite. On comprend qui est quoi, pendant que Rist raconte son histoire, ligoté à l’arrière d’un camion. Devant une audience hostile. Procédé narratif lourd et suspense inexistant. L’épisode déroule l(‘)a (en)quête entre boîte de strip-tease et vétéran de guerre. Promenade sur la plage et (vain) débat entre le (ex) marine Dax et le civil Rist. Question d’honneur, de devoir. On ne peut pas comprendre si l’on ne fait pas partie de la famille.
The Philanthropist a toujours beaucoup aimé les raccourcis. Symbole d’un argent roi ouvrant toutes les portes. Certainement véridique, mais toujours écœurant. Ici on déplace un jeune soldat de l’Irak à l’ambassade d’Afrique du Sud. On renfloue les caisses de l’association caritative en vendant un tableau. On pirate un riche pour faire le bien (et s’amuser un peu). La philanthropie enseignée dans le Times. La philanthropie élevée au rang de religion. Loin des hommes d’affaire scrupuleux qui ont coulé l’association en détournant de l’argent sur le principe du commerce pyramidal. Les gens bien ne voient pas cette chose-là. Seulement quand il est trop tard. Heureusement Teddy Rist est là.
Ce même Theodore Rist qui ordonne la donation pour l’hôpital militaire au nom du frère mort au combat. Pour devenir un héro de guerre, il faut lâcher de l’argent en son nom. Tant pis pour les pauvres anonymes. L’argent ouvre tout. Dans son bureau, Teddy Rist doit combler son mur vide par des photos de victimes, de gens qu’il a aidé. Façon tableau de chasse du philanthrope. Quel beau sport, Zaroff s’est trompé de voie…
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